Le titre de cet article aurait aussi bien pu se lire: ‘être coquin et prendre du plaisir au lit, est-ce si mal vu’?

Le mot dont il ne faut pas prononcer

En tant que femmes, sommes-nous confortables avec notre sexualité? Sommes-nous à l’aise de parler ouvertement de nos désirs, de nos fantasmes ? Est-ce que nous assumons librement nos idées coquines ? Ou, au contraire, par crainte d’être jugée et parce que nous sommes des femmes ou des mères respectueuses nous refoulons toutes ces folies qui nous passent par la tête ?

Même si aujourd’hui nous avons l’impression de vivre dans un monde plus ouvert et plus conciliant, parler de sexe reste encore pour une minorité, un sujet tabou. On émet des petits rires nerveux, on écarte carrément le sujet ou pire, on se permet de porter des jugements sur des pratiques sexuelles que l’on n’a jamais expérimentées, que l’on ne comprend pas et auxquelles on s’obstine à expérimenter.

Par chance, on entend de plus en plus parler de soirées SM et c’est moins gênant d’entrer dans une  boutique érotique.

Le fétichisme

Le récent succès de Cinquante nuances de Grey a piqué la curiosité de plusieurs personnes et cette lecture a permis d’aborder le sujet du BDSM et s’y aventurer subtilement. Des lectrices du roman ont osé entrer dans les boutiques érotiques et ont fait grimper les ventes de certains produits tel les menottes, les fouets et les masques pour les yeux. Selon la gérante d’une boutique érotique à Montréal, la vente des boules chinoises a même quintuplé depuis l’arrivée de Cinquante nuances de Grey. Je préfère toujours le livre au film, mais les critiques littéraires n’ayant pas été très favorables à l’endroit de l’auteur, j’ai opté pour le film. Film léger,  un mec séduisant et riche qui se donne aux plaisirs du BDSM et qui essaie d’initier sa nouvelle conquête.  Par contre, le côté positif est que cette histoire a réussi à enflammer monsieur et madame tout le monde.

Reste-t-il qu’aujourd’hui certaines pratiques sont encore taboues. Combien de fois ai-je entendu: ‘jamais je ne me ferais attacher’  ‘jamais je ne me ferais sodomiser’ ‘jamais je ne regarderais de la pornographie’ ‘jamais je n’utiliserais de jouets…

Les fétichistes et amateurs de jouets sont perçus comme des personnes ‘anormales’ ou immorales. Les amateurs de BDSM le sont encore plus! Et pourtant ces relations sont pratiquées dans un contexte respectueux mais surtout consentant. On n’est plus dans le sexe à la saveur vanille quand on pense aux couples qui participent à des soirées olé olé d’échangisme. Il y a, avant tout dans ces relations, de la confiance mais surtout un désir de mettre du piquant dans leur couple. Malheureusement, ces pratiques sont encore marginalisées par notre société.

La sexualité aujourd’hui

Quand on pense qu’il y a 100 ans le sexe oral était considéré comme un symptôme dégradant d’un trouble psychotique sévère! Dans les années cinquante, dans plusieurs états américains, le sexe oral était illégal. Nous avons fait du chemin et c’est tant mieux! Aujourd’hui c’est le fantasme par excellence autant chez les hommes que chez les femmes.

Il faut se questionner et évoluer dans notre sexualité. Cela ne devrait pas faire des femmes des salopes ou des obsédées. À la base, une relation amoureuse épanouie est composée d’intimité, de fantasmes, de désirs et surtout de confiance.

Prendre son pied au lit, s’assumer, ça ne fait de mal à personne mais aux personnes qui restent fermées et qui jugent!

Éclatez-vous, soyez curieux, essayez des nouveautés et épicez votre vie sexuelle!  Tant que vous êtes consentant, vous ne devriez pas avoir honte.

AJOUT

Cet article sur l’éducation sexuelle à l’école, pourrait expliquer bien des choses sur les tabous à l’âge adulte!

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